Cette page est une traduction en cours de relecture par des lecteurs francophones. Si quelque chose vous semble incorrect, dites-le-nous. Lire en anglais.

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Jour 3 sur 21

Éveil · Gratitude Accomplissement

Ce qui suffit, ici et maintenant

La plainte épuise la force que la gratitude bâtirait.

Une séance de 15 à 25 minutes : arriver, prier, observer, agir, s’examiner.

Lire la prière La narration arrivera dans une prochaine version.
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Mettez votre téléphone de côté ou en mode silencieux. Asseyez-vous le dos droit et respirez naturellement pendant une minute. Portez votre attention sur l’instant présent. Ce temps se passe entre vous et le Très-Haut, en vous. Personne d’autre ne regarde, et personne d’autre ne peut faire ce travail à votre place.

Très-Haut, je viens à Toi aujourd’hui sans liste d’exigences. Je viens compter ce que j’ai déjà. Il y a la nourriture que je n’ai pas cultivée, le toit qui n’est pas l’œuvre de mes seules mains, le savoir que d’autres m’ont transmis, et les personnes qui ont porté mon fardeau quand je ne pouvais plus le porter moi-même. J’ai reçu bien plus que je n’ai mérité.

Pardonne-moi les heures passées à ressasser ce qui me manque. La plainte est devenue chez moi une habitude, une manière de passer le temps qui épuise ma force et obscurcit mon regard. Aujourd’hui, je la dépose. Quand les mots de l’insatisfaction montent en moi, que je les retienne avant qu’ils ne franchissent mes lèvres, et que je tourne mon attention vers ce qui est présent et bon.

Je ne prétends pas que chaque besoin de ma vie soit comblé, et je ne m’impose pas de nier les épreuves réelles. Je demande la discipline de distinguer le besoin de la comparaison. Une grande part de mon agitation vient de ce que je mesure ma vie à des vies que je ne vois que de l’extérieur. Cette mesure est fausse. Que je cesse de m’en servir.

Aujourd’hui donc, je m’engage à écrire au moins dix choses qui me soutiennent, et à ne laisser aucune plainte franchir mes lèvres. Quand j’échouerai, je le remarquerai sans me chercher d’excuse, et je recommencerai. C’est ainsi que se construit l’habitude de la gratitude : un instant corrigé à la fois.

Enseigne-moi un contentement qui ne soit pas de la paresse, et une gratitude qui ne soit pas un déni. Que je sois fidèle avec ce que j’ai entre les mains aujourd’hui. Qui ne sait pas rendre grâce pour peu ne sera pas en paix avec beaucoup. Que j’apprenne à être en paix dès maintenant, afin que ce qui viendra ensuite me trouve en mesure de l’accueillir. Ainsi soit-il.

Lisez lentement, à voix haute si vous le pouvez. Faites une pause là où une phrase vous interpelle. Vous pouvez vous adresser au Très-Haut avec les mots de votre propre tradition.

Remarquez dans la nature quelque chose qui a exactement ce dont il a besoin, et rien de plus : un oiseau, une plante, une pierre dans l’eau. Laissez-le vous montrer à quoi ressemble le juste nécessaire.

La nature est proposée ici à l’attention et à la réflexion. Ses significations sont des réflexions, non des lois de la nature.

Dressez par écrit une liste d’au moins dix choses qui vous soutiennent déjà : des personnes, des compétences, un toit, la santé, la nourriture, des leçons. Puis passez toute la journée sans vous plaindre à voix haute.

D’où vient mon sentiment de « ne pas avoir assez » : d’un besoin réel, ou de la comparaison avec les autres ?

Avant la fin de la journée, répondez honnêtement. Vous êtes votre propre juge :

  • Ai-je terminé ma liste de dix ?
  • Ai-je su ne pas me plaindre ? Chaque fois que j’ai flanché, l’ai-je remarqué, et ai-je cessé aussitôt ?
  • Qu’est-ce que j’emporte avec moi pour demain ?

Ce que j’ai aujourd’hui suffit pour bien accomplir le travail d’aujourd’hui.

Ainsi soit-il.

Partagez la prière, pas votre progression. Votre pratique n’est pas une performance.